Initiée il y a une dizaine d’années lorsque Papier Tigre, Marvin, Pneu et Electric Electric – soit quatre des plus dignes ambassadeurs de l’indie math rock français, déjà grands bouffeurs de bitume à l’époque – ont décidé de faire route ensemble plutôt que de simplement se croiser, La Colonie de Vacances n’a cessé d’huiler ses rouages pour devenir une véritable machine de guerre au projet quadriphonique en constante évolution. En décuplant les sensations live, le collectif marque les esprits à chaque concert, et voit sa mécanique se renforcer toujours un peu plus. Véritable monstre qui se régénère chaque fois plus qu’il ne se retrouve amputé, La Colonie de Vacances avait jusque là seulement tâtonné en studio, à l’occasion d’un split puis d’une collaboration avec Greg Saunier (batteur de Deerhoof). Il aura donc fallu la longue pause accordée par le Covid pour que les douze trouvent le temps de se pencher sur un premier véritable album, ECHT, sorti en janvier dernier chez Vicious Circle. Nous avons pu discuter de tout cela avec Eric, Arthur, Greg et Fred à la Paloma de Nîmes, là ou la joyeuse troupe inaugurait une nouvelle tournée placée sous le signe de changements constructifs.
Alors, le nom de l’album, Echt, fait soit référence au mot ‘réalité’ en allemand, soit à une marque de vêtements de fitness féminins… Est-ce qu’il y a une portée philosophique derrière ce titre ?
Arthur : C’est relativement démocratique mais on essaye de ne pas perdre trop de temps non plus… Je dirais que ça marche mieux que la démocratie. Chacun est investi naturellement dans différentes choses. Certains vont se plonger davantage dans l’aspect technique, d’autres dans la composition…
Eric : Déjà, il n’y a que la moitié du groupe qui écrit vraiment. Après, chacun a le droit d’intervenir, s’il est en désaccord avec un passage par exemple, ou au contraire s’il veut valoriser un élément.
Greg : En théorie, il y a comme un droit de véto mais qui n’a jamais été utilisé jusqu’à présent. On trouve plutôt des consensus assez rapides.
Eric : Parfois, il faut faire un peu de lobbying, aller parler à tel ou tel membre lors d’une pause pour le mettre de ton côté. Je ne citerais pas de nom, mais certains sont très forts au sein de La Colo en termes de lobbying.
Vu le nombre de musiciens, comment se prend une décision de ce type ? C’est un fonctionnement très démocratique ?
Arthur : C’est relativement démocratique mais on essaye de ne pas perdre trop de temps non plus… Je dirais que ça marche mieux que la démocratie. Chacun est investi naturellement dans différentes choses. Certains vont se plonger davantage dans l’aspect technique, d’autres dans la composition…
Eric : Déjà, il n’y a que la moitié du groupe qui écrit vraiment. Après, chacun a le droit d’intervenir, s’il est en désaccord avec un passage par exemple, ou au contraire s’il veut valoriser un élément.
Greg : En théorie, il y a comme un droit de véto mais qui n’a jamais été utilisé jusqu’à présent. On trouve plutôt des consensus assez rapides.
Eric : Parfois, il faut faire un peu de lobbying, aller parler à tel ou tel membre lors d’une pause pour le mettre de ton côté. Je ne citerais pas de nom, mais certains sont très forts au sein de La Colo en termes de lobbying.

Chacun est investi naturellement dans différentes choses

